Sports d’hiver, sports divers

Il y a un mois, Calgary célébrait le 25ème anniversaire des Jeux Olympiques d’hiver de 1988. Une bonne occasion de vous raconter notre première saison de sports d’hiver (et divers) à Calgary.

Connaissez-vous Hidy et Howdy? Ce sont les deux mascottes des Jeux Olympiques de 1988 : deux ours polaires en habit de cow-boy! Le cliché jusqu’au bout du Stetson.

Pour les 25 ans, Calgary s’est beaucoup mobilisé pour redonner vie à l’évènement olympique. Chaque jour, les médias retraçaient la journée olympique d’il y a 25 ans et de nombreuses célébrations ont eu lieu, y compris à l’université. Les Jeux Olympiques de 1988 ont laissé leur empreinte dans la ville et ses environs. Par exemple, le réseau du tramway a été agrandi juste avant les Jeux. La principale place du centre ville où se déroule les animations et évènements publics — comme la Nuit Blanche ou plus récemment le Festival des sucres — se nomme « Olympic Plaza » et fut construite, comme son nom l’indique, pour accueillir la remise des médailles. Enfin, de nombreuses infrastructures sportives, depuis l’Olympic Oval sur le campus de l’Université de Calgary (patinoire) jusqu’au Canada Olympic Park — perché sur sa colline, et que l’on salue à chaque fois que nous prenons le chemin des montagnes.

Les vieux tramways de Calgary portent encore, 25 ans après, les stigmates des JO.

De notre côté, nous avons célébré ces 25 ans en regardant à nouveau le mythique Cool Running (Rasta Rocket en Français, l’histoire de la première équipe jamaïcaine de bobsleigh) autour d’un nachos jamaïcain (sic). Si, si, souvenez-vous (ou regardez ci-dessous) l’histoire se passe à Calgary — d’ailleurs ce passage n’est pas sans rappeller notre propre arrivée à Calgary…

Voilà à quoi ressemble un nachos Jamaïcain — aux couleurs du drapeau éponyme! Pour la recette, contacter Benachos!

Calgary est donc une ville de sports d’hiver. Et en bons Calgariens, nous avons adopté la Calgary attitude. Petit récapitulatif de nos prouesses sportives.

A Noël dernier, répondant à nos souhaits, la nouvelle année est arrivée avec un beau cadeau pour nous : deux belles paires de ski de fond et tout leur nécessaire. Youpi ! Nous étions parés pour devenir des « cross-country skaters » — technique de ski de fond utilisée pour le biathlon et autre combiné Nordique auquel Benjamin m’a convertie l’hiver dernier. Après quelques belles chutes, une paire de lunette amochée et un ski de location cassé en deux, je suis parvenue à dompter bâtons et skis, et à prendre du plaisir à me défoncer sur les pistes. Cet hiver, c’est donc direction Canmore une à deux fois par mois. Nous skions au Nordic Center, un complexe construit pour accueillir les compétitions de biathlon et autre épreuves de ski de fond des JO. Au menu, de 15 à 20 km de parcours au milieu des pins et des montagnes, généralement sous un ciel bleu azur.

Professeur Benjamin sur sa nouvelle paire de ski de fond! (Salomon les skis, même au Canada, on consomme Français!)

Nous avons également fait de la luge sur les l’une des collines de Calgary. Que l’on soit petit ou grand, la vitesse est toujours aussi grisante… et la remontée un peu trop longue.

Le ski alpin a également été à l’honneur cet hiver, sur les domaines de Sunshine — à 150 km de Calgary — et Fernie — à 5heure de route, où nous avons passé un long weekend avec Nic’ et Michelle — soirée raclette et tarot incluse ! (Merci à P&P, nos fournisseurs officiels de  gastronomie française :)

Nous avons également fait du patin à glace sur le bras gelé de la rivière Bow, en plein milieu du centre ville, chaussés de nos patins achetés cet été dans un vide-grenier. Enfin, nous avons redécouvert des sentiers de randonné empruntés cet été dans leurs habits d’hiver à travers une belle ballade en raquette.

Sur le bras gelé du Bow, à Prince Island Park, avec le Downtown en arrière plan, Benjamin marque le V de Vive Calgary!

Vers les Ink Pots, le long du Janson Canyon à quelques kilomètres de Banff. 1 km à pied, ça use, ça use, 1 km à pied, ça use les raquettes !

Avec tous ces sports différents, dont certains restent encore à découvrir — comme la rando en ski dans l’arrière pays, la course en traineau, l’escalade de glacier, etc… — imaginez la quantité d’équipements qu’un Alberta moyen doit avoir dans son garage. Y ajouter les équipements pour les sports d’été, et vous comprenez la raison pour laquelle certaines maisons ont des garages immenses, et certainement un portefeuille de la même taille. Heureusement pour nous, les vides-greniers et l’OutDoor Centre de l’Université de Calgary nous permettent de nous dépenser sans trop dépenser — lire ou relire les bons plans alterno-pratiques de Benjamin

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