Keep calm and stampede on!

Bon bah voilà. Après un mois de juin que l’on pourrait qualifier de « parisien » assez pluvieux, l’été est là. De splendides journées qui commencent à 5h30 le matin et finissent vers 22h30. Et entre les deux, un ciel bleu azur, des températures qui dépassent les 25°C et un soleil qui transforme les Canadiens en saucisses sur pattes. Et à Calgary, qui dit été dit Stampede.

Stampede kesako ? Pour faire vite et simple (plus d’infos dispo ici et ), disons que le Stampede est la fête des Cowboys : pendant 10 jours, Calgary vit au rythme des rodéos, des courses de chariot, de la musique Country. Tout Calgary (même nous, c’est dire !) s’habille en Cowboy ou en Cowgirl. Les entreprises, les quartiers, les associations organisent des petits-déjeuners gratuits où les Calgariens se ruent pour déguster pancakes, saucisses (sans pattes) et patates frites. Cette fête intimement associée à Calgary attire des centaines de milliers de personnes du monde entier. Cette année, le Stampede fête son 100e anniversaire ; autant dire que la ville a fait les choses en grand.

Le Stampede commence tous les ans avec sa parade (cette année le 6 juillet) : un défilé des communautés, quartiers, associations, avec orchestres, chars et animations plus ou moins loufoques. Il est ouvert par le Premier ministre albertain et le maire de Calgary montés sur de chevaux. Comme des photos valent mieux qu’un grand discours, voici un petit florilège de quelques petites choses vues (et mal cadrées).

Le défilé, c'est avant tout plein de chevaux montés par des Cowboys et des Cowgirls. Certains ont un titre explicite sur leur selle (ancien Marshall du Stampede ou ancienne Reine du Stempede), pour d'autres on ne sait pas bien ce qu'ils font là.

Il y a des chevaux de toutes les tailles et de toutes les couleurs (à droite, un cheval dalmatien).

Les indiens ne sont pas en reste : ceux que les Canadiens appellent pudiquement les "First Nations" défilent à cheval en habits traditionnels ou parfois en famille sur des chars.

Beaucoup d'orchestres et de majorettes défilent avec plus ou moins de talent.

A un moment, une organisatrice fait signe au public de se lever : c'est au tour de l'armée canadienne de défiler. Quelques tanks font leur apparition, vivement acclamés. Certains s'exercent au 360° statique, faisant tourner le corps des blindés sous la tourelle immobile. C'est le délire dans le public.

Les Calgary Flames ont droit à leur char, également acclamé malgré les piètres performances de l'équipe durant la saison passée. Rappelez-vous le match contre les Wings de Détroit. C'est que le Calgarien est moins exigeant que le Français envers ses sportifs.

Les politiques ne sont pas en reste : parlementaires provinciaux (MLA) et fédéraux (MP) défilent dans des voitures de collection, saluant leurs électeurs.

Qui dit Stampede dit petits-déjeuners et BBQ. Celui de l’Université de Calgary (notre employeur), quoique très bon, était à l’image de l’université : un peu désorganisée et dépassée par les événements. Celui de notre ‘Communauté’ (quartier), organisé par notre député (David Swann, souvenez-vous) était en revanche plutôt réussi. Jugez-en plutôt :

Fabrique de pancakes à la chaîne

Le stand des saucisses

Le stand des patates sautées

Dans nos assiettes, de délicieux pancakes sucrés-salés !

Plusieurs centaines de personnes ont répondu présents à l'invitation de David Swann et du soleil (un Belgacem s'est dissimulé sur cette photo, saurez-vous le retrouver ?)

Le Stampede, c’est aussi une ville qui tourne au ralenti. Enfin, pas vraiment nous, parce que l’université est un peu excentrée du Downtown et qu’il nous reste mille choses à boucler dans notre institut avant les vacances. Le Stampede, c’est aussi des centaines de milliers de touristes qui débarquent dans la ville. Hier, en faisant les courses on entendait un peu plus parler français québecois que d’habitude. Le Stampede, c’est aussi quelques milliers de Calgariens qui quittent la ville quelques jours en quête de tranquillité, loin des hordes d’américains red-necks fraîchement débarquées.

Voilà, le Stampede c’est un peu de tout ça. Et si vous vous dites que vous auriez du en être, vous pouvez toujours acheter à notre ami Grant l’un de ses t-shirts dédiés au Stampede. Ou venir nous rendre visite l’année prochaine.

"Keep calm and stampede on". Rien de sert de courir, il faut stampeder à point. Yaaahhhooooooooooooo !!!

Cowtown, éternel surnom de Calgary.

  1. Doréus dit :

    Belles photos… Soit dit en passant, ma mère et moi étions juste à côté de la maison en brique rouges que l’on voit de l’autre côté de la rue; nous étions donc tout près sans le savoir.
    Petite correction. Ce n’est pas par pudeur que l’on utilise le terme «Premières Nations» pour parler des peuples autochtones (incorrectement appelés «Indiens»). L’appellation «Indien» résulte d’une erreur historique attribuée aux premiers colons, qui se pensaient arrivés en Inde. Même si, par humour, les Autochtones utilisent pour eux-mêmes le terme «Indien» à l’occasion, le terme de «Premières Nations» reflète la réalité à la fois historique et politique de ces peuples qui considèrent toujours qu’ils ont une histoire distincte de celle des Européens (et autres par la suite) arrivés ici depuis 500 ans tout au plus (alors qu’eux mêmes sont sur le continent depuis au moins 10 000 ans). Cette réalité a finalement été reconnue récemment par le gouvernement fédéral qui a changé le nom du minstère responsable des affaires autochtones qui, jusqu’à tout récememnt, s’appelait «Ministère des Affaires Indiennes». Reste le statut légal (toujours sous la terminologie «Indienne») à corriger. Donc, en français, on peut utiliser les termes «Autochtone», «Amérindien» ou préférablement membre des «Premières Nations» ou du nom d’une nation en particulier pour désigner les premiers peuples de l’Amérique du Nord… mais pas «Indien»… sinon vous aurez à en découdre avec mon conjoint… Nakota et fier de l’être.

    • Benjamin dit :

      Merci Doréus pour cette clarification nécessaire ! Et au plaisir de te/vous rencontrer autour d’un verre ou d’un café lors d’un passage sur Calgary, ce serait avec grand plaisir :)

  2. Ines dit :

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  1. […] numéro 1 des nouveaux Albertains. En bref, c’est l’Alberta du Stampede (vous savez, la grande fête des cow-boys), de nos week-ends et de nos vacances que vous verrez – pas celui de notre vie […]

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